CP- Élections européennes de 2019 : le parlement européen adopte la nouvelle composition de son assemblée mais se prononce contre l’introduction des listes transnationales.

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Aujourd’hui le parlement a adopté le rapport sur la composition du parlement européen. Alors que le départ des 73 eurodéputés britanniques redessinera la composition de la prochaine mandature européenne, la position du Parlement sur l’organisation des prochaines élections était très attendue.

Les députés européens, qui n’ont finalement pas adopté la proposition de listes transnationales, ont statué sur la réattribution des 73 sièges qui seront laissés vacants par les élus Britanniques lorsque le processus du « Brexit » sera terminé. Beaucoup d’eurodéputés se sont montrés satisfaits du compromis, parmi eux Virginie Rozière explique :

« Le compromis atteint par les rapporteurs propose la réattribution de 27 de ces sièges aux pays actuellement sous-représentés. Pour des raisons de représentativité évidente, il était primordial que la nouvelle composition du parlement prenne en compte les changements démographiques intervenus ces dernières années tout en veillant à ce qu’aucun pays ne perde de sièges. »

En dehors de cette nouvelle répartition des sièges, une portion importante des débats s’est concentrée sur l’introduction ou non des listes transnationales à savoir, la possibilité de créer une unique circonscription européenne.

« L’introduction des listes transnationales aurait été un plus pour créer un espace de débat public européen, mais notre priorité doit rester le renforcement du contrôle démocratique des institutions. À ce titre, le lien établi entre la tête de liste arrivée en tête aux élections européennes et la présidence de la Commission européenne est un levier essentiel d’incarnation de cet espace public européen mais aussi de contrôle parlementaire sur l’exécutif. »

Pour Virginie Rozière, un des enjeux centraux de l’élection européenne à venir n’est pas tant la problématique d’une circonscription européenne que le mode de désignation du président de la Commission européenne. “C’est toute la question de la sauvegarde du « Spitzenkandidat » explique-t-elle. Selon ce système, la présidence de la Commission revient au candidat du parti arrivé en tête des élections. Mais alors qu’il apparait comme un gage de transparence et de légitimité politique, certains dirigeants européens, parmi lesquels E. Macron, préféreraient revenir à une désignation du président de la Commission derrière les portes closes du Conseil. Pour l’eurodéputée radicale de gauche, « cette tentative de régression vers un fonctionnement intergouvernemental opaque est contraire à l’européanisation et à la démocratisation des institutions européennes et éloignerait davantage les citoyens de l’exécutif européen ». C’est la raison pour laquelle elle se félicite de la position du Parlement qui indique vouloir rejeter tout candidat à la présidence de la Commission qui ne seraient pas « candidats en tête de liste » lors des élections européennes.

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