CP -La LGV Perpignan – Montpellier, une incertitude qui mine le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest

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Philippe Duron, président du Conseil d’orientation des infrastructures a remis aujourd’hui, au gouvernement son rapport sur les grandes infrastructures à réaliser dans les dix ans en France : la ligne TGV Bordeaux-Toulouse est maintenue contrairement à la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan.

Ce rapport servira de base à la future loi de programmation Mobilités, mais il est déjà fortement critiqué par les élus locaux qui font remarquer que prioriser l’axe à grande vitesse Bordeaux – Toulouse sans toutefois annoncer de calendrier pour Montpellier -Perpignan, revient à faire voler en éclats le Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest dans un premier temps et les espoirs de corridors européens sur le long terme.

Parmi eux Virginie Rozière, élue européenne de la circonscription du Sud-Ouest regrette une décision « hypocrite » et incohérente » :

« Ce grand projet ferroviaire du Sud-Ouest a été pensé comme un ensemble logique et indivisible. Le but étant désenclaver le territoire d’une région en pleine reconfiguration. Riche de ses 6 millions d’habitants, cette dernière était la seule à rester à l’écart des lignes à grandes vitesse. Plus important encore, ce projet permettait de placer l’Occitanie au cœur de l’Europe ! » a déclaré l’eurodéputée.

« Aujourd’hui le seul maintien de la ligne Bordeaux-Toulouse disqualifierait définitivement Montpellier laquelle se retrouverait inexorablement défavorisée par rapport aux autres villes. Nous nous dirigeons donc vers une situation dans laquelle Toulouse pourra bénéficier d’une passerelle qui la rapprochera de Paris alors que la capitale du Languedoc – Roussillon serait totalement marginalisée » a ajouté l’élue radicale de gauche.

Enfin de nombreux élus ont dénoncé l’irresponsabilité d’un plan qui trahit les engagements européens de la France en matière de mobilité. Virginie Rozière continue :

« Il ne faut pas non plus oublier que la France n’était pas seule concernée par ces grands travaux, il s’agissait aussi de faire la jonction entre l’Espagne et l’Europe de Nord. Cela signifie que ce « chaînon manquant » pouvait être subventionné par l’Union européenne. Le Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe avait en effet réitéré sa phase d’appel à proposition. La région avait encore jusqu’au 12 avril 2018 pour candidater ! »

Rappelons également que les Espagnols ont déjà engagés les grands travaux de leurs côtés de la frontière. Et que trouveront-ils de l’autre côté des Pyrénées ? « Rien à part la mauvaise fois française » déplore l’eurodéputée radicale de gauche.

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